Partager l'article ! Agréable surprise: 49e cycle, Année de l'ours, 8e lune, 8e jour Finalement j’ai peut-être parlé un peu vite hier. ...
Tout au long de ce journal, je me suis permise de faire de nombreux clins d'oeil. La majorité d'entre eux fait référence à la mythologie. Mais vous trouverez aussi des références littéraires.
Maître Avari : les Avari sont des elfes dans l’univers de Tolkien
La fontaine de Dana dans le jardin des voyageurs : Dana est la déesse slave de l’eau, elle donne de l’eau aux voyageurs fatigués.
La déesse Jiva (chez les guérisseuses) : Jiva est la déesse slave de la vie, du printemps et de la naissance. Elle est la personnalisation de la force vitale. On la représente avec une pomme dans la main droite et une grappe de raisins dans la main gauche.
Le roi Juok, premier roi du Royaume des Trois Vallées : Juok est le dieu-créature des chillouks, groupe ethnique du Soudan.
La ville de Tlaloc : Tlaloc est le dieu aztèque de la montagne, de la pluie, du tonnerre, des sources et de la fertilité. Il appréciait les sacrifices d’enfants. Des divinités secondaires étaient sous ses ordres et vivaient au sommet des montagnes.
L’auberge de celui qui est né deux fois : Le nom du dieu Dionysos (dieu grec du vin et de l’ivresse) signifie celui qui est né deux fois, car Zeus l’a arraché du ventre de sa mère pour le cacher dans sa cuisse.
A la base ce bog est une initiative personnelle. Mais je me suis adjoint l'aide de deux dessinateurs pour rendre l'ensemble plus vivant !
Tiphanya : c'est moi, l'écrivain
Kajika et Millichan : mes deux précieux dessinateurs
49e cycle, Année de l'ours, 8e lune, 8e jour
Finalement j’ai peut-être parlé un peu vite hier. Ce matin au réveil j’ai eu une agréable surprise. Polly n’était pas encore dans ma chambre quand je me suis réveillée, j’ai donc été ouvrir moi-même le rideau.
J’ai vue sur la mer !
C’est tout simplement magnifique. Notre maison est posée sur le haut d’une falaise à quelques mètres du rebord. Une magnifique pelouse part de la maison jusqu’au précipice. Elle est d’un vert très pâle.
Au-delà c’est l’océan. Infini ! Je ne vois pas si une plage borde la falaise ou si les vagues viennent s’abattre directement dessus. C’est un changement de couleur perpétuel. Toutes les gammes de vert et de bleu sont représentées.
Et au dessus un beau ciel bleu clair. Aucun nuage ne venait troubler la tranquillité du paysage en cette belle matinée. J’ai essayé d’ouvrir la fenêtre pour pouvoir respirer l’air marin, mais je n’ai pas réussi.
Je me suis alors changée en vitesse et je suis partie découvrir la maison. En fait j’ai été mauvaise langue, car il s’agit d’une très belle maison. Elle est petite mais très confortable et chaleureuse. Seule Polly, Melane et Maître Avari y dorment avec moi.
Les deux premières ont une chambre commune à côté de la cuisine. Une autre chambre au même endroit est réservée à la cuisinière. Mon maître dort à l’étage, comme moi et il reste encore trois chambres.
Dans le parc se trouve une petite maisonnée où vivent le couple de gardiens qui s’occupe aussi du jardinage et deux jeunes filles qui aident au ménage et à la cuisine.
Tinan dort au dessus de l’écurie avec deux autres jeunes garçons.
L’endroit est très tranquille et tout le monde me semble très sympathique. Et détail non négligeable, les repas sont délicieux. J’ai goûté le plus exquis des plats de poissons de toute ma petite vie.
Mais dès le petit déjeuner fini, Maître Avari m’a conduit dans une petite salle de cours. J’avais espéré un peu de repos après la longue journée de voyage. Heureusement nous n’avons pas beaucoup travaillé.
En fait nous avons repris les quatre éléments vitaux. Nous en avions déjà parlé. Mais nous trouvant dans un lieu où l’eau est présente en permanence, mon maître a voulu revenir sur quelques points.
Puis l’après-midi nous sommes sortis tous les deux avec Polly. J’ai été surprise car en général mon Maître ignore sa présence et veut être seul avec moi pendant son cours.
Nous avons marché une vingtaine de minutes. Le ciel était toujours aussi dégagé et bleu presque blanc. L’air était vif et froid. Mais la promenade était agréable.
Nous sommes entrés dans le village de Vassilissa. Un tout petit hameau avec juste une centaine de maisonnettes, un épicier et une petite école située derrière l’église.
En son cœur, le village abrite une grande demeure de brique rouge et noir. Les fenêtres sont en bois sculpté. Et des frises en céramique décorent tout le tour du bâtiment à hauteur d’homme. J’étais persuadée qu’il s’agissait de la maison du responsable du village à qui nous rendions visite.
Mais au lieu de se diriger vers la porte, mon Maître a commencé à en faire le tour pour nous montrer l’histoire inscrite sur la frise.
Il commence à être tard. Je ne veux pas écrire de bêtises, donc je raconterai l’histoire de Vassilissa demain.