En savoir plus

Tout au long de ce journal, je me suis permise de faire de nombreux clins d'oeil. La majorité d'entre eux fait référence à la mythologie. Mais vous trouverez aussi des références littéraires.


Maître Avari : les Avari sont des elfes dans l’univers de Tolkien

La fontaine de Dana dans le jardin des voyageurs : Dana est la déesse slave de l’eau, elle donne de l’eau aux voyageurs fatigués.

La déesse Jiva (chez les guérisseuses) : Jiva est la déesse slave de la vie, du printemps et de la naissance. Elle est la personnalisation de la force vitale. On la représente avec une pomme dans la main droite et une grappe de raisins dans la main gauche.

Le roi Juok, premier roi du Royaume des Trois Vallées : Juok est le dieu-créature des chillouks, groupe ethnique du Soudan.

La ville de Tlaloc : Tlaloc est le dieu aztèque de la montagne, de la pluie, du tonnerre, des sources et de la fertilité. Il appréciait les sacrifices d’enfants. Des divinités secondaires étaient sous ses ordres et vivaient au sommet des montagnes.

L’auberge de celui qui est né deux fois : Le nom du dieu Dionysos (dieu grec du vin et de l’ivresse) signifie celui qui est né deux fois, car Zeus l’a arraché du ventre de sa mère pour le cacher dans sa cuisse.

Qui ?

A la base ce bog est une initiative personnelle. Mais je me suis adjoint l'aide de deux dessinateurs pour rendre l'ensemble plus vivant !

Tiphanya : c'est moi, l'écrivain

Kajika et Millichan : mes deux précieux dessinateurs

Lundi 5 décembre 2005 1 05 /12 /Déc /2005 08:28

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune

 

Les devoirs d’une princesse :

 

-        Elle doit être polie, souriante, discrète et toujours d’une tenue irréprochable

-        Elle doit avoir une bonne éducation en lettres, algèbre, histoire et géographie

-        Elle doit avoir un vocabulaire soigné

-        Elle doit monter à cheval en amazone

-        Elle doit aider les pauvres

-        Elle doit savoir danser

-        Elle doit savoir coudre et faire de la broderie

-        Elle doit avoir des connaissances dans les arts (peinture, sculpture…)

-        Elle doit connaître la musique et jouer d’un instrument

-        Elle doit connaître les langues étrangères

-        Elle doit aider à la préparation de chacun des banquets ou cérémonies officielles

 

En écrivant ces lignes, j’ai la voix de Mère qui résonne dans mes oreilles…

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 11:07

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune, 3e jour

Et maintenant les interdits d’une princesse :

 

-        Elle ne doit pas parler en présence d’hommes sans autorisation

-        Elle ne doit pas courir

-        Elle ne doit pas monter à cheval comme un homme

-      Elle ne doit pas quitter le château sans la présence d’un homme de sa famille ou d’un garde

-        Elle ne doit pas se battre, ni s’intéresser aux affaires de la guerre

-        Elle ne doit pas trop manger à table

-        Elle ne doit surtout pas porter de pantalons ou autres vêtements réservés aux hommes et aux pauvres

-        Elle ne doit pas parler de politique

-        Elle ne doit pas contredire les hommes de sa famille

-        Elle ne doit pas jouer avec n’importe qui (surtout valable lorsque l’on est enfant)

-        Elle ne doit pas traîner dans les cuisines ou les écuries du château

-        Elle ne doit surtout pas évoquer la présence de magie dans notre monde…

 

Et maintenant voici ce que j’aime :

 

-        Monter à cheval et galoper pendant des heures (pas en amazone bien sûr)

-        Passer des heures dans les écuries à m’occuper de ma jument Prestance

-        Me rendre en cuisine pour manger les restes des repas royaux

-        Danser sans faire attention aux pas

-        Lire allongée dans le jardin alors que personne ne sait où je suis

-        Apprendre à manier l’épée avec Fénaro

-        Sortir la nuit regarder les étoiles

-        Apprendre à développer ma magie avec mon maître…

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /Déc /2005 07:30

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune

 

Juste pour finir, voici ce que je n’aime pas :

 

-        Porter des robes lourdes et pleines de froufrous

-        Faire de l’algèbre

-        Devoir choisir les plats et les décors pour les banquets et les cérémonies

-        Rester coincée à l’intérieur du domaine royal

-        Avoir deux ou trois femmes de chambres qui me suivent partout

-        Me lever tôt

-        Me taire ou quitter une pièce lorsque les conversations deviennent intéressantes

-        Apprendre à jouer de la flûte

-        Devoir toujours passer après les hommes !

 

Et encore plein d’autres choses qui ne me viennent pas à l’esprit maintenant.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 10:10

49e cycle, année de l’ours, 4e lune, 5e jour

 

Aujourd’hui je délaisse le « récit » de mon éducation car il s’est enfin passé quelque chose d’intéressant.

Le 5e jour de chaque nouvelle lune, Père reçoit les doléances du peuple lors d’une longue audience publique.

Bien entendu je n’ai pas le droit d’y assister. Alors je fais le tour de chacune des portes de la salle d’audience pour trouver un garde sympathique. Il y en a toujours un qui accepte que j’entrouvre la porte et que je m’installe à côté. Mais aujourd’hui personne n’était d’accord ! C’est assez surprenant… Mais j’ai plus d’un tour dans mon sac.

Après avoir été reçu par le roi, tout le monde ressort par le même chemin et traverse une petite cour intérieure. Plusieurs balcons surplombent cette cour, donc même si je ne pouvais rien entendre, j’avais bien l’intention de voir !

 

Je me suis installée sur un petit balcon ayant une bonne vue sur l’ensemble des personnes se dirigeant vers la sortie.

A la cour tout le monde se ressemble à l’exception des jours de fête. Mais le peuple est vraiment différent de nous…

J’ai vu passer beaucoup de monde dont un vieux monsieur. Il était plié en deux et son dos formait un demi-cercle. Pour marcher il s’appuyait sur un morceau de bois tout tordu. J’ai vu aussi un homme énorme avec un gros nez rouge, deux jeunes garçons qui devaient avoir mon âge, un petit groupe portant des cannes à pêche toutes cassées… A chaque passage j’essayais d’imaginer la raison de leur entrevue avec le roi.

 

Juste avant l’heure du déjeuner une vieille femme est entrée dans la cour. A ma grande surprise elle était accompagnée de Mère. La femme pleurait et répétait sans cesse « mon fils, mon fils ».

J’ai déjà vu d’autres personnes pleurer lors des audiences, mais Mère ne s’est jamais occupée d’eux. Elle trouve qu’ils sentent mauvais et sont vulgaires.

 

Pourtant aujourd’hui elle s’est installée sur un banc de pierre avec la vieille femme. Elles étaient justes sous mon balcon. Je ne pouvais plus les voir, mais j’entendais tout !

Voici ce dont je me souviens :

Mère : Vous devez être fière de votre fils !

Femme : C’est le troisième de mes enfants, le seul encore vivant.

Mère : Il doit accomplir son devoir et nous protéger.

Femme : Mes deux premiers fils ont donné leur vie pour le royaume, ce n’est pas déjà suffisant ?

A ce moment la vieille femme s’est levée et mise face à Mère. Je pouvais à nouveau la voir.

Mère : Si, bien sûr, mais… nous avons besoin de tous les hommes pour protéger les femmes et les enfants.

Femme : le roi devrait se décider à créer une armée plutôt que d’envoyer de jeunes gardes se faire tuer aux Frontières Nord.

Et la vieille femme est sortie. Elle ne pleurait plus, elle avait l’air abattue, résolue. Ce doit être terrible de voir ses enfants mourir.

 

Mais l’intérêt de la discussion venait du simple mot « armée ». Pourquoi aurions-nous besoin d’une armée ? Notre royaume n’a plus connu de guerres depuis tellement longtemps… Et l’armée est dissoute depuis trois générations.

Nous possédons uniquement une troupe de gardes. Ils assurent la surveillance aux frontières (surtout face aux produits illicites), la protection des châteaux royaux ainsi que la lutte contre les voleurs et autres brigands. Il y a aussi quelques chevaliers, mais c’est juste pour le « protocole ».

Les propos de la vieille femme m’intrigue et j’essayerai d’en savoir plus dès demain grâce à Fénaro.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 11:41

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune

 

Ce matin, j’ai encore eu un cours d’algèbre. J’en ai donc profité pour raconter à Polly ce que j’avais entendu.

Nous sommes toujours ensemble sauf lorsque je désobéis trop. Car moi je risque au pire de me faire punir, mais Polly pourrait être renvoyée.

Elle voulait connaître tous les détails. Elle posait tellement de questions que je n’avais pas le temps de répondre. Du coup on s’est fait remarqué par le Précepteur… Et j’ai du finir l’exercice au tableau.

J’ai pu finalement tout lui raconter après le déjeuner, pendant notre heure de « repos ». En fait on n’est pas censé se reposer mais faire de la couture…

Polly m’a fait une réflexion très juste, qui rajoute du mystère à la conversation espionnée.

Qui peut tuer nos gardes aux Frontières Nord ?

 

Au-delà de la frontière nord, il n’y a que des montagnes désertiques. Plus on prend de l’altitude et plus il fait chaud. Il n’y neige jamais malgré la hauteur de ses cimes.

C’est une limite naturelle à notre royaume. On pourrait même englober ces montagnes dans nos frontières sans aucun problème. Car après quelques centaines de kilomètres dans ce territoire hostile, on arrive aux mers du nord. Là bizarrement il fait très froid… Il paraît qu’on voit régulièrement des blocs de glace dérivés et les navires évitent cette zone.

Personne n’irait s’aventurer volontairement au nord de notre royaume. Nos ennemis éventuels auraient le plus grand mal à nous assaillir par cette frontière.

Et pourtant la vieille femme a perdu deux de ses fils à cet endroit…

 

Dès que le château sera silencieux et assoupi, J’irais rejoindre Fénaro dans sa chambre. Il a été occupé toute la journée et je n’ai pas pu lui parlé plus tôt. J’écrirai demain les nouvelles informations obtenues.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Mercredi 30 novembre 2005 3 30 /11 /Nov /2005 10:50

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune, 7e jour matin

 

J’écris ces quelques lignes avant de me décider à sortir de mon lit.

Lorsque j’ai retrouvé Fénaro, il était plongé dans un livre d’histoire. Installé dans un grand fauteuil à côté de la cheminée, il avait juste allumé quelques bougies autours de lui.

Je suis tout de suite entrée dans le vif du sujet en lui racontant tout ce que j’avais entendu. Je voulais connaître tout ce qu’il savait. En tant qu’homme il a plus facilement accès à ce genre d’informations.

En fait il est surtout au courant des rumeurs. Des hommes, des gardes plus exactement, meurent ou disparaissent. A chaque fois ils étaient en poste aux Frontières Nord, à proximité des montagnes. Personne ne sait ce qu’il se passe. Certaines rumeurs parlent d’un monstre habitant les montagnes et se nourrissant de tout type de viande. D’autres évoquent une guerre proche. Il y en a même une qui met en avant la colère de nos dieux protecteurs.

Toutes ces discussions se tiennent entre hommes dans les deuxièmes écuries. Celles-ci sont strictement réservées aux gardes et je n’ai jamais réussi à y entrer.

La rumeur la plus incroyable concerne les demi-hommes. On raconte que Père en aurait envoyé une centaine (ou mille selon les sources) renforcer la garde aux Frontière Nord ! Ca semble complètement fou et impossible. Mais si cette rumeur se vérifie, ce serait vraiment très mauvais signe.

 

En retournant dans ma chambre j’ai eu une peur bleue. J’ai entendu quelqu’un arriver dans le couloir. Je me suis collée au mur à côté d’une statue. J’ai baissé ma lampe-feu et j’ai attendu. Lorsque le couloir a été de nouveau désert, j’ai voulu rallumer ma lampe. Impossible ! Ma flamme avait complètement disparu.

Déjà que je trouve cette aile du château sombre pendant la journée, alors la nuit… Je ne voyais absolument rien. J’ai commencé à paniquer. Puis j’ai pensé à mon maître. J’ai pris de grandes respirations et je me suis concentrée comme il m’a appris.

Au bout de quelques minutes je me suis sentie plus légère. J’ai ouvert les yeux et je distinguais enfin ce qui se trouvait autour de moi. Je me suis dépêchée de rejoindre ma chambre.

J’étais fière de moi : j’avais réussi à invoquer le chat !

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 20:47

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune (le même jour que le message précédent)

 

Ce matin, j’ai tout raconté à Polly et on s’est disputé. Elle trouve que je ne devrais pas me mêler de ce genre d’affaire. Ce n’est pas convenable pour une jeune fille. En plus elle m’a rappelé que j’ai du retard dans la broderie que je dois offrir à Mère pour son anniversaire.

Moi je ne comprends pas pourquoi certains sujets de conversation seraient réservés aux hommes !

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Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 11:12

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune, 8e jour

 

Voici quelques informations sur les demi-hommes, d’après mes cours d’histoire.

Ils ont toujours été dans la dernière catégorie hiérarchique de notre société. Au départ ils étaient comme le peuple à quelques détails près.

Tout homme, même orphelin à la rue, pouvait (et peut toujours) espérer changer de catégorie. Par exemple il pouvait être garde, puis responsable d’une section, responsable d’un comté… juste par son travail et sa volonté. Mais les demi-hommes ne pouvaient en aucun cas prendre de l’importance dans notre société.

Il y a une cinquantaine d’année (je sais plus combien exactement), il y a eu une révolte. Les demi-hommes ont demandés à être considérés à égalité avec les hommes. Après de nombreux décès, le roi a restauré le calme et a puni les demi-hommes.

Une nouvelle catégorie, plus basse encore, a été créée. A partir de ce moment ils ne pouvaient plus devenir gardes, aucune arme ne pouvait leur être confiée. Aujourd’hui ils ne peuvent plus que travailler la terre.

Les nobles les évitent et beaucoup d’entre eux font tout pour oublier qu’ils existent. Et les demi-hommes, pour éviter de se faire remarquer, évitent de se regrouper en public. On dit qu’ils se fondent dans les murs.

C’est pourquoi je suis très surprise de la rumeur entendue par Fénaro. J’imagine mal Père créer une armée de demi-hommes…

 

Je tiens tout de suite à préciser que je ne trouve pas la situation des demi-hommes très juste. J’ai voulu en parler avec Orine une fois. Elle m’a coupée en m’expliquant que je ne les avais jamais approcher, ni côtoyer et donc je ne pouvais pas comprendre. Cependant je ne vois pas quand Orine aurait pu les connaître, elle !

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /Nov /2005 09:51

49e cycle, Année de l'ours, 4e lune, 10e jour

 

Ce matin j’ai profité des premiers rayons de soleil pour faire une promenade à cheval.

J’ai été ralentie dans mon élan par un insolent. Je ne suis pas censée aller me promener seule et encore moins pendant l’heure de réveil et de recueillement. Alors j’enfile une tenue légère et je me dissimule sous une grande cape en velours léger vert foncé. Avec sa grande capuche, il est impossible de voir mon visage. Et le tissu soyeux et cher évite que l’on m’aborde.

 

Je sais m’occuper de ma jument Prestance seule. Surtout que je me contente de la brosser. Je n’aime pas trop monter avec une selle et je trouve que le mors est un objet de torture.

J’étais donc en train de brosser Prestance dans sa stalle lorsqu’un garçon d’écurie est entré.

«  Et vous ! Que faites-vous à cette jument ?

- Comment ? »

Je ne comprenais pas trop ce qu’il voulait. Et j’aime être seule et tranquille, surtout le matin.

« C’est le cheval de Mademoiselle la Princesse. Laissez le tranquille ! »

J’avais toujours ma capuche sur la tête. Je l’ai donc rabaissé et je me suis approchée de lui.

«  Je suis la Princesse Alana. Et vous, qui êtes-vous ?

- Oh excusez Mademoiselle ! Je suis Tinan, pour vous servir. Je ne voulais pas vous offenser, heu… »

Il ne cessait de se dandiner d’un pied sur l’autre. J’ai fini de préparer Prestance sans lui accorder un regard de plus et j’ai quand même fait ma balade. Mais le plaisir en avait été gâché.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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