49e cycle, Année de l’ours, 3e lune
Me revoilà pour la suite du mariage…
Le soir du deuxième jour aucune fête n’était prévue. Ce moment est réservé au recueillement. Chacun chez soi, face à nos autels personnels, nous avons prié.
Les prières ont commencé à la tombée de la nuit. Elles se sont terminées trois heures plus tard. Les cloches du château ont retentit dans un concert nocturne pour annoncer la fin du recueillement.
Je suis née l’année de l’aigle, alors j’ai prié l’animal majestueux de prendre soin de ma sœur. J’ai aussi prié pour que Larios soit un bon mari, un bon prince et un bon roi.
La nuit a été courte. Dès le lever du soleil, tout le monde a commencé à se préparer. En ce jour de fête le noir était interdit, il est symbole de mort. De même que le blanc car seul les mariés ont le droit d’en porter.
Pour l’occasion j’avais une magnifique robe faite juste pour ce jour. Elle est tellement belle que je regrette de ne jamais pouvoir la remettre.
La cérémonie a eu lieu en extérieur pour que tout le monde puisse y assister.
Les mariés et Père se tenaient au sommet d’une petite colline. Derrière eux, on pouvait apercevoir les premiers arbres du Royaume aux Mille Forêts d’Or. D’un côté de la colline se regroupait l’ensemble des nobles et des cavaliers, le peuple et les demi-hommes de mon royaume. De l’autre côté se trouvait le peuple du marié.
Etant la sœur d’Orine, j’étais au premier rang avec ma famille. Mais je pense que les demi-hommes, installés derrière tous les autres ne devaient rien voir.
Les mariés étaient magnifique et formait un très beau couple. Larios portait une tenue de cavalier. Par-dessus sa tunique légère, il avait une amure forgée par des mains expertes. Le métal utilisé vient des grottes des Terres Perdus. L’armure avait le blanc laiteux des nuages et était aussi légère qu’une simple veste. Malgré tout elle était extrêmement solide. Et pour finir une longue cape posée sur ses épaules volait autour de lui.
A côté de lui, Orine rayonnait tel un ange. D’abord grâce à sa robe, réalisée par les meilleures couturières du royaume. En soie blanche et en mousseline crémeuse, elle a été cousue au fil d’or. Le vent agitait légèrement le tissu et j’avais l’impression que ma sœur allait s’envoler…
Ses longs cheveux reposaient librement sur ses épaules. Et bien sûr elle avait son médaillon gravé du blason de notre famille autour du cou.
Entre eux se tenait Père. Il avait sa tenue de Maître de cérémonie. Seul le médaillon royal égayait sa tunique bleue marine. Lors des cérémonies, Père semble toujours dominer la foule. Une aura de force se dégage de lui. En sa présence tout le monde retient son souffle pour accueillir chacune de ses paroles.
Pour la suite, bah… c’était une cérémonie de mariage classique : promesse de fidélité, échange d’alliance et bla bla bla.
Puis une fois tous les beaux discours prononcés, les deux mariés sont partis ensembles, sur le même cheval, en direction de leur nouvelle demeure. Toute la nuit la fête a retentit dans chaque rue, chaque maison et chaque palais des deux royaumes unis par ce nouveau mariage.
Juste pour finir, voici le dessin du blason familial :