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Tout au long de ce journal, je me suis permise de faire de nombreux clins d'oeil. La majorité d'entre eux fait référence à la mythologie. Mais vous trouverez aussi des références littéraires.


Maître Avari : les Avari sont des elfes dans l’univers de Tolkien

La fontaine de Dana dans le jardin des voyageurs : Dana est la déesse slave de l’eau, elle donne de l’eau aux voyageurs fatigués.

La déesse Jiva (chez les guérisseuses) : Jiva est la déesse slave de la vie, du printemps et de la naissance. Elle est la personnalisation de la force vitale. On la représente avec une pomme dans la main droite et une grappe de raisins dans la main gauche.

Le roi Juok, premier roi du Royaume des Trois Vallées : Juok est le dieu-créature des chillouks, groupe ethnique du Soudan.

La ville de Tlaloc : Tlaloc est le dieu aztèque de la montagne, de la pluie, du tonnerre, des sources et de la fertilité. Il appréciait les sacrifices d’enfants. Des divinités secondaires étaient sous ses ordres et vivaient au sommet des montagnes.

L’auberge de celui qui est né deux fois : Le nom du dieu Dionysos (dieu grec du vin et de l’ivresse) signifie celui qui est né deux fois, car Zeus l’a arraché du ventre de sa mère pour le cacher dans sa cuisse.

Qui ?

A la base ce bog est une initiative personnelle. Mais je me suis adjoint l'aide de deux dessinateurs pour rendre l'ensemble plus vivant !

Tiphanya : c'est moi, l'écrivain

Kajika et Millichan : mes deux précieux dessinateurs

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Jeudi 22 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 3e jour

 

L’air était tellement froid ce matin, que mon maître et moi-même avons du abandonner l’idée de nous promener. A la place, nous nous sommes installés dans la salle de cours, inutilisée à une heure aussi matinale.

Le changement de saison n’a lieu normalement que pendant la 6e lune. Puis le prochain sera lors de la 12e lune. Soit deux saisons pour une année complète, avec deux mois d’entre deux !

 

Mais comme maître Avari me l’a fait remarqué, nos saisons semblent devenir folles. Ce début d’année n’a pas été aussi beau que d’habitude et il commence déjà à faire froid. Et même si d’un bout à l’autre du royaume le temps n’est pas le même, des modifications ont lieu un peu partout.

Ainsi plusieurs villes côtières, en direction du soleil couchant, ont été détruites par le vent et la pluie. Régulièrement des vents forts en provenance des océans atteignent les côtes, il n’y a rien d’exceptionnelle en ça. C’est surtout la violence de ces vents que même les anciens n’avaient jamais vu, qui est inquiétante.

 

Je ne sais pas ce qu’il se passe. J’espère juste avoir un peu plus de soleil avant la saison froide.

Par Tiphanya - Publié dans : 2e partie
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Mercredi 21 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 5e jour

 

Je suis épuisée et déçue ! Les doléances du peuple avaient lieu aujourd’hui et j’avais espéré trouver quelques minutes pour en voir une partie. Mais tout s’est mal enchaîné et je n’ai pas eu une minute de répit.

 

Au réveil d’abord, j’ai appris que l’une de mes servantes était tombée malade. J’ai donc dû réunir toutes les femmes à mon service pour un recueillement en commun. J’ai choisi de prier le vent et la forêt. Nous avons demandé au premier de porter jusqu’à elle un air sain, pur et revigorant. Puis nous avons prié la forêt de laisser les guérisseuses récolter les meilleures plantes pour la soigner.

Puis avant de retrouver maître Avari, j’ai confié à Polly un panier de pommes à porter chez les guérisseuses pour honorer la déesse Jiva.

Ensuite j’ai travaillé avec mon maître dans le but d’ouvrir mon esprit. Pour l’instant je n’en suis qu’au stade de la méditation.

J’ai pris un déjeuner rapide avec Polly. Et pour une fois j’ai vraiment utilisé mon heure de repos pour faire de la couture. Avec le froid qui arrive je dois donner l’exemple en aidant les pauvres et comme tous les ans je me remets à tricoter des écharpes…

Tout l’après-midi le précepteur nous a assommé avec des leçons de conjugaison puis de géologie. Il nous a retenu beaucoup plus tard que d’habitude.  J’ai dû courir jusqu’à mon cours de flûte. Et lorsque enfin je suis sortie de la salle de répétition, les doléances étaient terminées.

Pour finir en beauté, j’ai pris le dîner avec Mère et plusieurs de ses amies et j’ai dirigé un nouveau moment de recueillement.

 

La nuit est tombée depuis peu et j’écris ces lignes à la lueur de ma lampe-feu. Quelle journée !

Par Tiphanya - Publié dans : 2e partie
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Mercredi 21 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 6e jour

 

Ce matin, Maître Avari avait une bonne nouvelle pour moi. Il a trouvé dans l’un de ses nombreux livres un animal en lien avec le feu. Sauf que celui-ci ne peut pas être responsable des décès aux frontières nord. Enfin voici quand même ce que j’ai appris.

 

Le Phénix est un oiseau aux plumes rouges et jaunes. Il est d’une très grande beauté et son chant est l’un des plus mélodieux au monde. Après sa mort, son corps s’enflamme et lorsque enfin le brasier s’éteint, on aperçoit au cœur des cendres un petit oisillon, un nouveau phénix.

Il semblerait que cet animal fabuleux ne s’installe que dans des zones chaudes et sèches. Par contre il choisit toujours d’être à proximité immédiate d’un point d’eau.

 

Mon maître continue à rechercher des informations sur l’animal volant et cracheur de feu dont il m’a déjà parlé. D’après ce qu’il me dit, sa demeure est tellement remplie d’ouvrages qu’il ne sait jamais par où commencer à chercher.

Par Tiphanya - Publié dans : 2e partie
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Mardi 20 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 7e jour

 

J’ai enfin reçu des nouvelles d’Orine, j’ai eu une lettre de plusieurs pages. Elle est arrivée ce soir pendant le dîner. J’étais dans la petite salle à manger avec Fénaro, Polly, Daïan (le suivant de Fénaro) et les enfants d’un conseiller en rendez-vous avec Père.

 

Un coursier du Royaume aux Mille Forêts d’Or m’a remis la lettre. Il y en avait aussi une pour Mère.

J’ai d’abord eu un choc face au coursier. Il était très grand avec une allure royale. Pas hautain du tout, au contraire, tout son visage exprimait le respect. Disons qu’il avait l’air très libre. Il avait les cheveux longs, attachés sur la nuque, une peau très pâle et des cheveux presque blancs. Il était lumineux, comme resplendissant d’une lumière intérieure.

Et ses yeux… de grands yeux bleus, aussi purs que le ciel d’hiver sans nuage. Il m’a fait pensé à l’homme présent à ma naissance, dont mère m’a tant parlé quand j’étais petite.

 

Maintenant je suis tout à fait d’accord pour affirmer que les habitants des Milles Forêts d’Or sont les plus belles personnes de notre monde. Je crois que je vais rêver de ce coursier toute la nuit. Il m’a même fait oublier la lettre de ma sœur.

Je vais attendre demain pour résumer son contenu dans ce journal. Pour l’instant je veux la relire encore quelques fois.

Par Tiphanya - Publié dans : 2e partie
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Lundi 19 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 8e jour

 

Orine se plait dans sa nouvelle vie de femme. Tout est très différent de chez nous. L’endroit où elle vit ne ressemble pas à un château, même si c’est la demeure royale. Si j’ai bien compris elle est au cœur de la forêt, dans une habitation en bois. En fonction des saisons, la « maison » est défaite et reconstruite ailleurs. La base est circulaire, un peu comme un tronc d’arbre énorme. Dans cette base on ne trouve qu’un escalier. Celui-ci permet de se rendre dans la partie habitée.

Tout est fait en harmonie avec la forêt environnante. Des passerelles, couvertes ou non, relient les différentes pièces.

Apparemment toutes les maisons du royaume sont construites sur le même principe. La richesse d’une famille se reconnaît au nombre d’arbres que comprend l’habitation et sur la majesté de ceux-ci.

Orine qui n’a pas l’habitude de se déplacer en hauteur a souvent recours à la magie. En plus elle n’a presque plus de personnel autour d’elle pour l’accompagner tout au long de la journée. Elle se retrouve régulièrement seule et ça lui fait bizarre.

 

Elle me parle aussi de son mari Fénaro. Ils vont être très rapidement à la tête du royaume car le roi est malade. Fénaro doit assurer de plus en plus de fonctions à la place de son père. Et Orine assiste à toutes les réunions avec son mari.

 

Ma sœur a reçu en cadeau à son arrivée un arc et des flèches. La forêt peut être dangereuse, lui a-t-on expliqué. Elle doit savoir se défendre contre les animaux dangereux. Mais pour l’instant Orine n’a pas fait le moindre effort pour apprendre à tirer une flèche. Il est plus simple d’éviter de sortir seule, écrit-elle. Je l’imagine mal de toute façon avec une arme à la main…

 

Elle est heureuse, me dit-elle enfin. Elle espère être rapidement mère pour redonner le sourire à un peuple qui craint la mort de son roi. Et pour elle aussi, car un enfant serait le couronnement de son bonheur.

 

C’est incroyable, même à des centaines de kilomètres de chez nous, dans un royaume qui lui était jusqu’ici inconnu, elle est toujours une princesse parfaite.

 

Par Tiphanya - Publié dans : 2e partie
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Dimanche 18 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 5e lune, 9e jour

 

Hier j’ai oublié de parler des habitants des Mille Forêts d’Or, les oriens comme dit ma sœur. C’est bizarre : Orine, future reine des oriens… Un destin tout tracé !

 

Ma sœur a découvert que nos légendes sont très proches de la réalité.

Ici les gens sont généralement plus grands que chez nous. Ils sont tous très minces, sveltes et aussi pâles que le coursier que j’ai vu. Une grande majorité a les cheveux blond voir blancs. Enfin ils sont beaux et fiers. En même temps tout le monde vit en harmonie et en paix. L’ensemble du royaume repose sur deux principes : le respect de l’autre et le respect de la forêt.

 

Ils utilisent très peu le métal. Ils n’ont donc que peu d’armures et peu d’armes. Celles qu’ils possèdent ont été achetées à des marchands d’autres royaumes. Même les chevaux n’ont pas de fers. D’un autre côté ils n’en ont pas besoin puisqu’il n’y a pas de rues pavées.

Pour se défendre les oriens utilisent des arcs et des flèches. Et ils montent à cheval comme moi : sans aucun artifice. Ils ne mangent que très rarement de la viande.

 

Ils n’ont vraiment rien à voir avec nous peuple des Trois Vallées. Malgré tout grâce au mariage d’Orine, des liens sont en train de se créer entre nous.

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Vendredi 9 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 3e lune


Je m’appelle Alana et j’ai 13 ans. Je vis au Royaume des trois Vallées. Je commence aujourd’hui ce journal car on vient de me l’offrir.

Je l’ai eu de ma sœur Orine. Elle vient de se marier et quitte le royaume demain. Elle espère que ce cahier remplacera nos longues discussions… Il n’y a aucun espoir pour que ça marche : elle me manquera, c’est sûr !

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Jeudi 8 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 3e lune, 28e jour

 

Finalement je reviens à ce cahier !

Le mariage d’Orine était vraiment magnifique. Tout le royaume avait des couleurs de fête. Mais comme je n’ai personne avec qui en parler, j’écris.

Père voulait absolument diriger la cérémonie, alors tout a eu lieu au château de la Lune Rousse. C’est le château le plus proche du Royaume aux Milles Forêts d’Or, mais tout en restant à l’intérieur de nos frontières.

Orine a épousé le prince héritier du Royaume aux Milles Forêts d’Or. Elle a de la chance car elle va vivre dans un royaume en paix, au cœur de la forêt. On raconte que leurs châteaux sont construits dans des arbres ! J’espère qu’elle m’écrira bientôt pour me décrire sa nouvelle vie…

 

Mais revenons au mariage. Il a eu lieu sur trois jours, comme le veut la tradition.

Le premier jour le royaume a pris ses habits de fête et s’est préparé. Les cuisinières ont commencé à travailler sur le festin. Partout dans le village de la Lune Rousse se répandaient de délicieuses odeurs.

A chaque fenêtre un drapeau de dentelle blanche a été accroché. C’est symbole de prospérité pour le futur couple. Et surtout tout le monde a fait du  ménage. Les rues ont été débarrassées de toute saleté, les maisons et même les écuries ont été astiquées.

 

Puis le deuxième jour est consacré au défilé des cadeaux. Les fiancés se sont installés dans la salle de bal avec leurs parents à leurs côtés.

Les cadeaux ont été présentés dans un ordre très précis. D’abord les demi-hommes qui ont apporté leurs présents, puis le peuple. Une grande partie de la journée était passé lorsque le dernier fermier a enfin quitté la salle. Les cadeaux n’avaient pas beaucoup de valeurs marchandes, mais voir tant de personnes se déplacer pour l’occasion, c’était plutôt impressionnant. Le défilé était ininterrompu pour permettre à tout le monde de passer.

Puis les cavaliers et les nobles se sont présentés. Ils avaient revêtu des vêtements magnifiques. Certains ont effectués plusieurs jours de voyages pour assister à la cérémonie. Les femmes surtout espéraient se distinguer face à ses deux familles royales réunies. Elles portaient des robes de toutes les couleurs…

Parmi les cadeaux il y avait des chevaux, des robes, des bijoux, de la vaisselle en or, des trésors de pays lointains… Je me demande si je serais autant gâtée le jour de mon mariage.

Enfin les parents de chacun des mariés ont à leur tour présenté leurs cadeaux. Père et Mère ont offert un aigle des Hautes Cimes. Cet oiseau magique protège la famille à laquelle il appartient. Il a le pouvoir de détecter le danger et de tuer grâce à son cri. C’est un présent rare et d’une valeur inestimable.

Les parents du prince Larios (le marié) ont fait un cadeau encore plus époustouflant : une licorne !

Je pensais que cet animal n’était qu’une légende. Mais je l’ai vu de mes propres yeux… Elle était belle ! Elle semblait être entourée d’une auréole de lumière… C’était comme une vision céleste, tellement belle que je ne sais pas comment la décrire.

 

Argh ! Je suis en retard, je dois aller dîner. En plus ce soir je dîne avec Mère. Je dois me préparer.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Mercredi 7 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 3e lune

 

Me revoilà pour la suite du mariage

Le soir du deuxième jour aucune fête n’était prévue. Ce moment est réservé au recueillement. Chacun chez soi, face à nos autels personnels, nous avons prié.

Les prières ont commencé à la tombée de la nuit. Elles se sont terminées trois heures plus tard. Les cloches du château ont retentit dans un concert nocturne pour annoncer la fin du recueillement.

Je suis née l’année de l’aigle, alors j’ai prié l’animal majestueux de prendre soin de ma sœur. J’ai aussi prié pour que Larios soit un bon mari, un bon prince et un bon roi.

La nuit a été courte. Dès le lever du soleil, tout le monde a commencé à se préparer. En ce jour de fête le noir était interdit, il est symbole de mort. De même que le blanc car seul les mariés ont le droit d’en porter.

Pour l’occasion j’avais une magnifique robe faite juste pour ce jour. Elle est tellement belle que je regrette de ne jamais pouvoir la remettre.

 

La cérémonie a eu lieu en extérieur pour que tout le monde puisse y assister.

Les mariés et Père se tenaient au sommet d’une petite colline. Derrière eux, on pouvait apercevoir les premiers arbres du Royaume aux Mille Forêts d’Or. D’un côté de la colline se regroupait l’ensemble des nobles et des cavaliers, le peuple et les demi-hommes de mon royaume. De l’autre côté se trouvait le peuple du marié.

Etant la sœur d’Orine, j’étais au premier rang avec ma famille. Mais je pense que les demi-hommes, installés derrière tous les autres ne devaient rien voir.

 

Les mariés étaient magnifique et formait un très beau couple. Larios portait une tenue de cavalier. Par-dessus sa tunique légère, il avait une amure forgée par des mains expertes. Le métal utilisé vient des grottes des Terres Perdus. L’armure avait le blanc laiteux des nuages et était aussi légère qu’une simple veste. Malgré tout elle était extrêmement solide. Et pour finir une longue cape posée sur ses épaules volait autour de lui.

A côté de lui, Orine rayonnait tel un ange. D’abord grâce à sa robe, réalisée par les meilleures couturières du royaume. En soie blanche et en mousseline crémeuse, elle a été cousue au fil d’or. Le vent agitait légèrement le tissu et j’avais l’impression que ma sœur allait s’envoler…

Ses longs cheveux reposaient librement sur ses épaules. Et bien sûr elle avait son médaillon gravé du blason de notre famille autour du cou.

 

Entre eux se tenait Père. Il avait sa tenue de Maître de cérémonie. Seul le médaillon royal égayait sa tunique bleue marine. Lors des cérémonies, Père semble toujours dominer la foule. Une aura de force se dégage de lui. En sa présence tout le monde retient son souffle pour accueillir chacune de ses paroles.

 

Pour la suite, bah… c’était une cérémonie de mariage classique : promesse de fidélité, échange d’alliance et bla bla bla.

Puis une fois tous les beaux discours prononcés, les deux mariés sont partis ensembles, sur le même cheval, en direction de leur nouvelle demeure. Toute la nuit la fête a retentit dans chaque rue, chaque maison et chaque palais des deux royaumes unis par ce nouveau mariage.

 

Juste pour finir, voici le dessin du blason familial :

 

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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Mardi 6 décembre 2005

49e cycle, Année de l’ours, 4e lune, 1er jour

 

Etre une princesse, c’est bien, mais pas toujours…

Bon d’accord, j’ai de beaux vêtements, je mange bien, j’ai plusieurs gardes pour ma sécurité… Mais je dois suivre les cours d’un précepteur. Et ce sont des cours privés…….

Toutefois, j’ai de la chance : j’ai un frère de 10 mois mon aîné, Fénaro. Du coup nous suivons la plupart de nos cours ensemble. Et bien sûr il y aussi chacun de nos « suivants ». Donc nous sommes quatre par cours, ce qui nous laisse un peu plus de liberté pour rêver ou faire autre chose.

Ma « suivante » s’appelle Pollyanne (mais je dis toujours Polly). Je n’aime pas le terme de « suivante ». Il n’exprime pas l’amitié qui nous unit. Nous n’avons que deux mois de différence. Je suis la fille d’une reine, elle est la fille d’une femme de chambre.

Chaque prince ou princesse se voit désigner un suivant à sa naissance. C’est pour se sentir moins seul, paraît-il. Nous ne sommes jamais séparés l’un de l’autre. Moi je la considère comme ma sœur, on fait tout ensemble et on adore ça.

On a plein de points communs, comme notre horreur des cours d’algèbre. Alors Polly profite de ces cours pour dessiner. Pendant que moi je me contente de rêver.

 

D’ailleurs en parlant de dessin, le dessin officiel du mariage d'Orine et Larios est disponible dans la galerie.

Par Tiphanya - Publié dans : 1ere partie
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